Venez arpenter le livre Mangeuses - Histoire de celles qui dévorent, savourent ou se privent à l'excès de Lauren Malka.
L’arpentage est une méthode de lecture collective d'un livre, issue de l'éducation populaire et née dans les cercles ouvriers de la fin du 19ème siècle. Il permettait alors à des personnes n'ayant pas pu faire d'études d'accéder au savoir, par la lecture partagée d'essais. Ainsi, en deux heures, nous allons nous partager le livre, en lire chacun·e une courte partie individuellement et enfin partager aux autres participant·e·s le contenu de notre lecture. Rien de mieux pour désacraliser la lecture et le rapport aux livres, rendre accessible une pensée et libérer la parole en groupe !
Qui a tué la gourmandise féminine ?
On lie souvent les troubles alimentaires féminins à l’intensification du diktat de la minceur dans les années 1970, mais ce phénomène, encouragé par l’industrie capitaliste, est bien plus ancien. Du mythe d’Ève, soumise à perpétuité au désir masculin pour avoir goûté au fruit défendu, à l’émergence des premiers restaurants – réservés aux hommes –, en passant par leur exclusion de la gastronomie, les femmes semblent condamnées à cuisiner et servir tout en s’affamant, à être ménagères ou gloutonnes quand les hommes sont grands chefs ou fins gourmets.
Comment a-t-on déréglé l’appétit des femmes ? Comment les mouvements féministes contemporains abordent-ils le rapport à la nourriture et au corps ? En fouillant dans l’histoire et la littérature, et en donnant la parole à des mangeuses de tous horizons, ce récit-enquête incarné tente de répondre à ces questions et apporte quelques miettes d’espoir dans un monde d’affamées.
Journaliste et podcasteuse, Lauren Malka chronique pour Causette et pour l’émission de Jamy Gourmaud Les Épicurieux. Elle a écrit et coréalisé le documentaire La France aux fourneaux, et participé à quatre recueils féministes, dont Ceci est mon corps et Survivre au sexisme ordinaire.
En partenariat avec les médiathèques Luberon Monts de Vaucluse, dans le cadre de « De la graine à l’assiette #3 »